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CONFÉRENCE OUEST-AFRICAINE
SUR LA GESTION INTEGREE
DES RESSOURCES EN EAU


Ouagadougou, Burkina Faso
3-5 mars 1998

RESUME
[1ère partie] [2ème partie]

La conférence a été organisée par le Gouvernement du Burkina Faso
avec l'appui de la Coopération Danoise au Développement


Les travaux en commissions

Il y a une large concordance entre les rapports des trois commissions dans lesquels on retrouve des conclusions et reconunandations,qui se recoupe et se complètent,. notamment sur les grandes orientations suivantes:

  • l'engagement de tous les pays dans la gestion intégrée des ressources en eau et le. développement de processus tendant.vers cet objectif, en conformité avec les principes Dublin-Rio et en se focalisant sur le développement des ressources humaine et le renforcement.,des capacités,

  • l'engagement de tous les pays dans l'amélioration de la collaboration dans le cadre des bassins partagés;

  • l'engagement de tous les pays dans la collaboration régionale sous forme d'échange d'informations, de connaissances d'expériences, par exemple à travers les structures du GWP.

    L'évidence de l'engagement dans la gestion intégée des ressources en eau est l’expression de la volonté politique d'aller dans cette direction.


  • Recommandations

    Les rapports des commissions, approuvés en séance plénière de, synthèse contiennent de nombreuses recommandations spécifiques parmi lesquelles douze recommandations sont considérées comme particulièrement importantes.

    La Conférence de Ouagadougou recommande aux pays et aux organismes de gestion de l'eau de l'Afrique de l'Ouest:

    1. de prendre les mesures nécessaires, à la planification et à la gestion des ressources en eau selon les principes de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), y compris l'élaboration et la mise en application de plans d'action nationaux des secteurs de l'eau

    2. de renforcer les mesures de décentralisation et de déconcentration de la gestion de l'eau

    3. d'adopter:l'approche participative dans toutes les activités de la GIRE, notamment dans la préparation et la mise en oeuvre des plans d'action nationaux des secteurs de l'eau

    4. d’engager dans les meilleurs délais les actions appropriées pour la sensibilisation des principaux acteurs de la GIRE

    5. de soutenir les centres régionaux et nationaux de formation dans le domaine de l'eau. A cepropos, la Conférence de Ouagadou invite ces centres à orienter leurs programmes de formation vers la satisfaction des besoins nouveaux induits par la pratique de la GIRE et invite également les associations professionnelles et les organismes chargés de la gestion de l’eau à promouvoir, chacun selon ses compétences, des; formations internes pour renforcer les ressources humaines et les capacités disponibles en matière de GIRE,

    6. de soutenir les centres régionaux et nationaux de recherche pour mener des programmes de recherche-développement répondant aux besoins de la GIRE,

    7. de prendre les mesures appropriées pour assurer à long terme et de: façon durable les moyens de financement de toutes les activités de la GIRE à l'échelle nationale et régionale,


    La Conférence de Ouagadougou recommande aux Gouvernements des pays de l'Afrique de l'Ouest :

    8. d'apporter tout le soutien nécessaire pour la mise en oeuvre, dans les plus bref délais, des projets et programmes d'observation du cycle hydrologique

    9. de créer les instruments et de mettre en place les organes de concertation, de coordination et de coopération technique au niveau régional dans le domaine de la GIRE ;

    10. de créer les conditions propices à la concertation sur les bassins partagées, notamment à travers la réorientation, la réhabilitation et/ou la redynamisation des organismes de bassins existants et à travers la création d'organismes de gestion concertée sur les bassins internationaux qui n'en sont pas encore dotés,

    11. de ratifier la convention des Nations Unies sur l'utilisation des eaux internationales à des fins autres que la navigation.

    Enfin, la Conférence de Ouagadougou recommande:

    12. aux associations professionnelles, aux organismes et sociétés de gestion d'eau, aux centres de formation et de recherche, aux associations de consommateurs et d'utilisateurs de l'eau et à toutes les parties prenantes, de constituer un réseau d'information et d'échange d'expériences en vue de la promotion de la GIRE. La Conférence de Ouagadougou invite le GWP de soutenir toute initiative dans ce sens.


    LA CONFÉRENCE DE OUAGADOUCOU DANS LE CYCLE MONDIAL DES CONFÉRENCES SUR L’EAU

    Les participants ont fait observer que la Conférence de Ouagadougou vient à point nommé dans le cycle mondial des conférences sur l'eau. La Conférence de Ouagadougou est porteuse d'un message très fort : douze délégations de pays de l'Afrique de l'Ouest, dont six conduites par les ministres chargés des ressources en eau, se sont rencontrées, et ont atteint un consensus sur le besoin d'une gestion intégrée de ressources en eau et d'une coopération plus étroite en matière de gestion de l'eau. Ce message sera transmit:

    - d'abord à la réunion du Partenariat Mondial de l'Eau (GWP) qui se tiendra à Marseille, en France, les 17 et 1 8 mars 1998 ;

    - ensuite à la Conférence internationale « Eau et développement durable » qui se tiendra à Paris du 19 au 21 mars 1998 à l'invitation du Gouvernement Français ,

    - enfin, à la réunion de la Commission sur le développement durable qui se tiendra en avril 1998.


    A toutes ces réunions, la communauté internationale du secteur de l'eau pourra partager les vues et l'expérience de l'Afrique de l'Ouest et les donateurs seront encouragés à soutenir le suivi de la Conférence de Ouagadougou.

    Le message mettra en exergue non seulement l'accord des pays de l'Afrique de l'Ouest présents à Ouagadougou sur les principes de gestion mais aussi et surtout sur l'action et le suivi sur le terrain au niveau régional et au niveau de chaque pays.

    Le Partenariat Mondial pour l'Eau (GWP) est invité à apporter son assistance à la mise en place d’une structure régionale de partenariat en vue de partager les connaissances, l'expérience et l'information dans la région.


    DECLARATION DE OUAGADOUGOU


    Nous, Ministres et.Chefs de délégations chargés des ressources en eau participant à la Conférence Ouest-Africaine sur la gestion intégrée des ressources en eau, tenue à Ouagadougou du 3 au 5 mars 1998, après avoir examiné les différents aspects de la gestion actuelle des ressources en eau dans nos pays, notamment les principaux domaines suivants

    - Formulation de politiques, législations,.réglementation, normalisation et leur mise en application en relation avec le cadre institutionnel ;

    - Développement de capacités, y compris les instruments de planification, de coordination et d'évaluation ;

    - Décentralisation et déconcentration, approche participative, rôle des usagers, des principaux groupes, du secteur associatif, etc. ;

    - Conventions régionales et implications sur les législations nationales ;

    - Concertation Ouest-Africaine en matière de bassins partagés ;

    - Coopération scientifique et technique: formation, études, recherches, échanges entre laboratoires, etc. ;

    - Reconnaissant que nos pays sont confrontés à divers problèmes de l'eau qui s'aggravent d'année en année et aboutissent à des situations préjudiciables à leur développement économique et social, pénurie d'eau, maladies hydriques, inondations, etc. ;

    - Reconnaissant que les causes principales de ces problèmes sont : la forte croissance démographique, la pauvreté, la sécheresse et la désertification, la gestion sectorielle des ressources en eau, etc. ;

    Reconnaissant que la résolution des problèmes aussi vastes passe nécessairement par une gestion intégrée des ressources en eau, un plan d'action pour le secteur de l'eau, et une action concertée des pays africains selon les principes directeurs de gestion des ressources en eau consignés dans le document « Action 21 », issu de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement de Rio ;

    Soulignant l'insuffisance de suivi de la mise en oeuvre de plusieurs déclarations déjà faites sur la gestion de nos ressources en eau ;

    Convaincus que la gestion intégrée de nos ressources en eau est un facteur important de, développement durable de nos pays ;

    Exhortons nos gouvernements à :

    - mettre en oeuvre dans nos pays respectifs, un processus de gestion intégrée des ressources en eau, s'appuyant sur un Plan d'Action National de l’Eau

    - créer un cadre de coopération régionale pour la gestion intégrée des ressources eau, l'harmonisation des politiques et des législations en matière d'eau et les échanges d'expérience;

    - créer ou redynamiser les cadres de concertation entre pays riverains pour la gestion concertée des eaux des bassins partagés ,

    - élaborer des stratégies nationales et régionales pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la gestion intégrée des ressources en eau.

    Exprimons notre reconnaissance aux partenaires de la coopération bilatérale et multilatérale pour les efforts déjà consentis au profit de nos peuples dans leurs luttes quotidiennes pour le bien-être ;

    Sollicitons les partenaires au développement pour un appui technique et financier à la hauteur des enjeux de la gestion intégrée des ressources en eau, notamment la connaissance et la maîtrise des ressources, la mise en place d'une coopération régionale et d'un partenariat sur l'eau.

    Décidons la création d'un comité de suivi au niveau ministériel chargé de rendre opérationnelles les recommandations issues de la conférence de Ouagadougou, et mandatons le Gouvernement du Burkina Faso en vue de prendre les initiatives pour la prenùère convocation dudit comité de suivi.

    Mandatons le gouvernement du Burkina Faso pour présenter la présente déclaration ainsi que les conclusions des travaux de la conférence Ouest-Africaine sur la gestion intégrée de nos ressources en eau à la conférence internationale « Eau et Développement durable » de Paris.


    Adoptée à Ouagadougou le 5 mars 1998 par les Ministres, du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, et les Chefs. de délégations du Bénin, de la Gambie, de la Guinée, de la -Mauritanie, du Nigeria et du Togo.


    COMITE DE SUIVI MINISTERIEL


    Nous, Ministres et Chefs de délégations chargés de la gestion des ressources en eau ayant participé à la conférence Ouest-Africaine sur la gestion intégrée des ressources en eau tenue à Ouagadougou du 3 au 5 mars 1998,

    Vu la déclaration de Ouagadougou soulignant la nécessité de la mise en place d'un comité de suivi chargé de rendre opérationnelles les recommandations issues de la conférence de Ouagadougou,

    Décidons de ce qui suit

    Article 1 Missions du Comité de suivi

    Les missions du Comité de Suivi sont les suivantes:

    - la mise en oeuvre dans nos pays respectifs d'un processus de gestion intégrée des ressources en eau, s’appuyant sur un Plan d'Action National de l'Eau

    - la création d'un cadre de coopération régionale pour la gestion intégrée des ressources en eau, l'harmonisation des politiques et des législations, en matière d'eau et les échanges d'expérience

    - la création ou la redynamisation des cadres de concertation entre pays riverains pour la gestion concertée des eaux des bassins partagés ,

    - l'élaboration des stratégies nationales et régionales pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la gestion intégrée des ressources en eau ,

    - la convocation de la Conférence des Ministres ayant en charge la gestion de l'eau en Afrique de l'Ouest.


    Article 2: Durée du Comité de suivi

    Le Comité de suivi à une durée d'un an à compter de la fin de la présente conférence pour accomplir sa mission. En tout état de cause, il est dissout de plein droit à l'expiration de ce délai, sauf décision contraire des Etats.


    Article 3: Financement du Comité de suivi

    Afin d'assurer une exécution diligente de sa mission, le financement de l'exécution des missions sera recherché auprès des Etats et des partenaires au développement.
    A cette fin, les ministres se concerteront sur les modalités de financement tant intérieures qu'extérieures.


    Article 4: Documents attendus du Comité de suivi

    - Projet de cadre de mise en oeuvre de la gestion intégrée des ressources en eau - Projets de conventions sous-régionales


    Article 5 .Procédures d'approbation des documents du Comité de suivi

    Les documents cités à l'article 4 seront soumis à l'approbation des Etats de l'Afrique de l'Ouest à travers la conférence des Ministres chargés des ressources en eau.


    Article 6: Modalités de travail du Comité de suivi

    Le Comité de suivi élaborera et proposera dès sa première session les dispositions lui permettant d'assurer correctement sa tâche. La première réunion sera convoquée par le représentant du Burkina Faso.


    Artiçie 7 Dispositions finales

    Le Comité de suivi pourra faire appel à toute personne physique ou morale suceptible de l'aider à accomplir ses missions.


    Adoptée à Ouagadougou le 5 mars 1998 par les Ministres du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal et les Chefs de délégation du Bénin, de la Gambie, de la Guinée, de la Mauritanie, du Nigeria et du Togo.


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