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Communiqué émis par la FNCCR - septembre 2003
Fédération nationale des collectivités concédantes et régies Fédération nationale des collectivités concédantes et régies




Congrès de La Rochelle - 23 – 26 septembre 2003
La performance des services publics à l’heure européenne

 






Présentation générale


Le congrès national de la FNCCR se tient traditionnellement tous les trois ans (le précédent s’est tenu en septembre 2000 à Toulouse). Il permet aux collectivités membres de définir les orientations applicables à l’action de la Fédération. Le congrès de La Rochelle s’inscrit dans un contexte extrêmement évolutif.

Environ 800 délégués se réuniront à La Rochelle. Ces élus locaux, qui représentent principalement les 482 collectivités membres de la FNCCR [Syndicats départementaux d’énergie, services d’eau et d’assainissement communaux ou intercommunaux et collectivités généralistes, telles que communautés urbaines, d’agglomération et de communes.], débattront avec des représentants du gouvernement et des ministères, des parlementaires, des représentants d’EDF et de Gaz de France et d’autres entreprises de service public, des importantes mutations institutionnelles et économiques en cours dans les services publics de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement.

Le thème du congrès – la performance des services publics à l’heure européenne – s’inscrit dans la perspective de l’achèvement du marché intérieur européen qui sous-tend ces mutations, par l’application de nombreuses directives.

Une concurrence accrue est susceptible de concourir à l’amélioration de l’efficacité de nos services publics. Cependant, elle ne doit pas occulter la nécessité de préserver les missions d’intérêt général dans des secteurs – la distribution d’énergie, la distribution d’eau potable, l’assainissement des eaux usées – dont l’actualité nationale et internationale démontre régulièrement l’importance première du point de vue de l’efficacité économique et de la cohésion sociale. les conséquences des tempêtes de décembre 1999 pour la distribution d’énergie ou les effets de la sécheresse le montrent assez. En témoignent aussi les pannes majeures ayant récemment affecté les systèmes électriques aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne).

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L’épineux problème du financement de l’application de la directive européenne du 21 mai 1991 relative à l’assainissement des eaux usées


Les collectivités supportent de dépenses de plus en plus élevées pour collecter et traiter leurs eaux usées (construction de nouveaux ouvrages plus performants, maintenance et fonctionnement de ces ouvrages, surveillance des rejets). Les statistiques officielles montrent que ces dépenses d’assainissement expliquent plus de 50 % de la forte augmentation du prix de l’eau observée depuis 1990.

La marge de manœuvre des collectivités est assez limitée dans ce domaine de l’assainissement, car elles doivent appliquer une réglementation précise adoptée au niveau européen (directive européenne du 21 mai 1991 concernant la collecte et le traitement des eaux résiduaires urbaines).
Malgré les importants efforts réalisés par les collectivités, il subsiste des difficultés d’application de cette réglementation européenne. Les collectivités de plus de 10.000 habitants situées en zone sensible à l’eutrophisation ne s’y sont conformées qu’à 41 %, alors qu’elles auraient du achever tous les ouvrages avant le 31 décembre 1998. Les autres collectivités de plus de 15.000 habitants, pour lesquelles l’échéance a été fixée au 31 décembre 2000, n’y sont parvenues qu’à 50 % environ.

Cette situation n’est pas spécifique à la France, puisque les autres pays membres de l’Union européenne rencontrent les mêmes difficultés. Elle est néanmoins préoccupante. La Commission européenne pourrait engager contre la France une procédure devant la Cour de Justice de Luxembourg, pour mauvaise application de la directive. Par ailleurs, les élus locaux souhaitent prendre les mesures nécessaires pour protéger l’environnement, mais ils veulent aussi maîtriser le prix de l’eau, ce qui les amène parfois à différer certains investissements qu’ils estiment trop coûteux.

Dans ce contexte, l’atelier permettra de mettre en évidence quelles sont les perspectives et les marges de manœuvre pour les collectivités dans le domaine de l’assainissement des eaux usées au cours des prochaines années. Plus particulièrement, les questions suivantes seront évoquées :
  • comment faire évoluer les processus de décision au niveau européen pour mieux prendre en compte les contraintes et les préoccupations locales ? (la directive du 21 mai 1991 concernant la collecte et le traitement des eaux résiduaires urbaines a été adoptée sans concertation préalable avec des représentants de collectivités) ;
  • comment financer les ouvrages d’assainissement qui restent à réaliser ? (quelles aides peuvent être attendues des agences de l’eau en particulier) ;
  • comment concilier les exigences techniques réglementaires avec une tarification raisonnable de l’eau ? (en d’autres termes, comment traiter efficacement la pollution provenant des eaux usées urbaines sans mettre en péril la cohésion sociale).

Des représentants de la Direction Générale de l’Environnement de la Commission européenne, du ministère de l’écologie et du développement durable et de l’agence de l’eau Adour-Garonne présenteront leur point de vue et participeront au débat. En outre, celui-ci s’appuiera sur l’expérience concrète des collectivités de la Charente-Maritime : communauté d’agglomération de la Rochelle (compétente en matière d’assainissement) et syndicat des eaux de la Charente-Maritime.

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Les indicateurs de performance des services de distribution d’eau potable


La FNCCR propose un nouveau système d’évaluation et de notation des services de distribution d’eau potable.

En effet, les informations disponibles sur ces services sont certes beaucoup plus abondantes qu’il y a dix ans, mais elles demeurent loin de satisfaire les besoins de transparence exprimés par nos concitoyens. Les rapports annuels sur le prix et la qualité de la distribution d’eau potable représentent un gros travail pour les services qui les élaborent, sans pour autant répondre aux attentes des usagers qui consultent très peu ces rapports. De même, les analyses de la qualité de l’eau distribuée sont systématiquement affichées en mairie, mais difficiles à interpréter par des non-spécialistes.

En vue d’une meilleure information sur l’efficacité réelle des services d’eau potable, la FNCCR a conçu un nouveau système d’indicateurs dans le cadre d’un groupe de travail réunissant une vingtaine de grandes collectivités (syndicat des eaux d’Île-de-France, communautés urbaines de Lille, Lyon et Nantes,...), avec le soutien du ministère de l’écologie et du développement durable.

L’originalité de ce système d’indicateurs repose sur :
  • sa simplicité, puisqu’il ne comporte que 7 indicateurs synthétiques dont la signification et la lecture sont accessibles à tous sans nécessiter de connaissance particulière (chaque indicateur ne peut se situer qu’à quatre niveaux : satisfaisant, assez satisfaisant, médiocre, très insuffisant) ;
  • son objectivité, puisque le calcul des indicateurs est effectué à partir de données vérifiables ;
  • la facilité de sa mise en œuvre, puisque les indicateurs choisis correspondent à des données déjà disponibles dans la plupart des services de distribution d’eau potable, ou pouvant être obtenues sans entraîner des coûts supplémentaires importants.

La simple prise de connaissance des ces 7 indicateurs permettra de se faire une première idée globale du niveau de performance d’un service de distribution d’eau potable, ainsi que des points forts et des points faibles de ce service. Une analyse plus approfondie restera nécessaire pour orienter de façon précise les choix des décideurs. Néanmoins l’énorme avantage du nouveau système d’indicateurs sera de permettre un jugement rapide de chaque service, et un suivi très facile des principales évolutions d’une année à l’autre.

La FNCCR espère ainsi fournir aux élus locaux un outil qui leur sera utile à la fois pour mieux superviser l’activité du service (régie ou délégataire) et pour faciliter le dialogue avec les usagers-consommateurs.

L’objectif est aussi de fournir une information complémentaire par rapport au prix de l’eau. En effet, ce prix ne permet pas à lui seul de porter un jugement. Il ne prend une véritable signification que si on le compare à la qualité des prestations fournies.

L’atelier donnera lieu à une première discussion des indicateurs de performance proposés par la FNCCR (qui pourront être réajustés à la suite des observations présentées).

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